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Les nuits qui s’allongent vous font bâiller? Votre meilleure défense contre la fatigue et la somnolence est d’être bien reposé

OTTAWA, 30 novembre 2012 – Novembre est un mois bien occupé pour les Canadiens qui doivent s’adapter au retour à l’heure normale, aux journées qui raccourcissent et aux nuits qui s’allongent, sans oublier toute l’effervescence de la période des Fêtes. La Fondation de recherches sur les blessures de la route (FRBR) tient à rappeler aux conducteurs d’adapter leurs horaires et leurs habitudes de conduite en conséquence, car bon nombre de conducteurs éprouvent plus rapidement de la fatigue au volant tandis que leur organisme tente de s’adapter au changement d’heure, à la fréquence accrue de la conduite de nuit et à des calendriers de travail et d’activités sociales beaucoup plus chargés. Mais qu’en est-il de la conduite en état de fatigue durant le reste de l’année?

Dans un nouveau rapport du Sondage sur la sécurité routière (SSR) de la FRBR, les chercheurs ont établi que 18,5 % des conducteurs canadiens admettent être tombés endormi ou avoir somnolé au volant. Parmi eux, près de 60 % disent que cela s’est produit à au moins deux reprises au cours de l’année écoulée. Le rapport, fondé sur un sondage d’opinion publique réalisé en septembre 2011, porte sur les tendances de la fatigue et de la somnolence au volant sur les huit dernières années.

Le rapport ne révèle aucune réduction marquée du nombre ou du pourcentage de conducteurs qui disent avoir conduit en état de fatigue ou de somnolence au volant (19,7 % in 2004; 18,5 % in 2011), de sorte que les chercheurs continuent d’être préoccupés par ce problème de la fatigue au volant.  

« Selon les études menées au Canada et à l’étranger, jusqu’au quart des collisions ayant causé des décès et des blessures graves sont liées à la fatigue, explique Kyla Marcoux, associée de recherche de la FRBR et auteure principale du rapport. On ne note aucune réduction importante de la fatigue au volant déclarée, ce qui est préoccupant. »  

Bien que la fatigue ou la somnolence au volant ne semble pas être une grande préoccupation pour les conducteurs, les recherches montrent qu’elle peut comporter tout autant de risques que la conduite en état d’ivresse ou la distraction au volant. Il est important que les conducteurs comprennent que la fatigue ou la somnolence au volant a des conséquences similaires à celles de la conduite en état d’ébriété.  

« La fatigue ou la somnolence nuit à la capacité de prendre des décisions rapides et prolonge le temps de réaction, augmentant ainsi vos risques de collision, fait remarquer Mme Marcoux. Pis encore, la fatigue, associée à la consommation d’alcool et de drogues licites ou illicites, même en quantité minime, peut accroître encore davantage le risque de collision. »

D’après les études, les moyens les plus courants utilisés par les conducteurs pour lutter contre la fatigue, soit baisser les vitres de la voiture, consommer des produits contenant de la caféine ou des stimulants, parler aux passagers et chanter avec la radio, ne sont pas des solutions efficaces. Les meilleurs conseils des chercheurs? Une bonne nuit de sommeil et de fréquentes pauses au cours d’un long trajet.

« La fatigue peut frapper n’importe quand. À peu près le tiers des Canadiens interrogés ont indiqué qu’ils sont tombés endormis alors qu’ils conduisaient depuis moins d’une heure, explique Mme Marcoux. Les meilleurs moyens de combattre la fatigue sont encore d’avoir une bonne nuit de sommeil avant de conduire et de faire de fréquentes pauses pendant les longs trajets. »  

À la question de savoir après combien de temps un conducteur devrait s’arrêter pour faire une pause, plus de 51 % des conducteurs canadiens ont affirmé qu’une pause était nécessaire seulement après trois heures ou plus, soit une bonne heure de plus que les deux heures recommandées par la National Sleep Foundation et la Table ronde sur la sécurité routière.  

« Même si 48 % des conducteurs conviennent que de courtes périodes de conduite séparées par des pauses aident les conducteurs à conserver leur vigilance, plus du quart des conducteurs canadiens admettent ne pas suivre ce conseil et déclarent qu’ils conduiraient souvent deux heures ou plus sans faire de pause. »  

Quelques mots sur le Sondage. Ces résultats sont issus du Sondage sur la sécurité routière, un sondage d’opinion publique annuel élaboré et administré par la FRBR. Au total, 1 208 Canadiens ont répondu au questionnaire en septembre et octobre 2011. Les résultats peuvent être considérés comme exacts, avec une marge d’erreur de plus ou moins 2,8 %, 19 fois sur 20. Ce rapport a été rendu possible grâce au soutien financier de Transports Canada et de l’Association des brasseurs du Canada.  

Il est possible de consulter le rapport intégral au bit.ly/YyrDB3.

Quelques mots sur la FRBR. Créée en 1964, la FRBR a pour mission de réduire les décès et les blessures causés par les accidents de la route. À titre d’institut de sécurité routière national, indépendant et philanthropique, la FRBR travaille à concevoir, promouvoir et mettre en application des programmes et des politiques efficaces, reposant sur de solides recherches. La FRBR est un organisme de bienfaisance indépendant qui s’appuie sur des subventions, des contrats et des dons pour fournir des services au public. Consultez notre site Web au www.tirf.ca.

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Consulter le rapport intégral ici.
Au sujet du Sondage sur la sécurité routière.

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