
OTTAWA, 13 déc. 2012 /CNW/ – Un récent sondage de la Fondation de recherches sur les blessures de la route (FRBR) révèle qu’un nombre inférieur de conducteurs canadiens prennent le volant après avoir consommé de l’alcool. Les chercheurs ont découvert que le pourcentage de conducteurs qui conduisent après avoir consommé une quantité d’alcool, quelle qu’elle soit, et de ceux qui prennent le volant alors qu’ils pensent avoir dépassé la limite légale a chuté en 2012, comparativement aux années précédentes. Le sondage d’opinion réalisé en octobre 2012 portait sur les comportements et les actes des Canadiens par rapport à l’alcool au volant, ainsi que sur les tendances de leurs comportements.
Dans un nouveau rapport du Sondage sur la sécurité routière préparé par la FRBR, les chercheurs indiquent que le pourcentage de ceux qui ont conduit après avoir consommé une quantité quelconque d’alcool a diminué, passant de 19,2 % en 2011 à 17,3 % in 2012. Ils ont aussi constaté une importante baisse du pourcentage de conducteurs canadiens qui admettent avoir pris le volant alors qu’ils pensaient avoir dépassé la limite légale au cours des 12 derniers mois, puisqu’il est passé de 5,4 % en 2011 à 3,6 % en 2012. La diminution en 2012 est encore plus grande si l’on compare le pourcentage aux 9,1 % déclarés en 1998. La FRBR a d’abord révélé une chute importante du nombre de conducteurs qui admettent avoir dépassé la limite légale en 2008. Les motifs de la diminution additionnelle en 2012 ne sont pas évidents à première vue, mais les chercheurs trouvent cette conclusion encourageante.
« Les facteurs socio-économiques comme le taux d’emploi, le prix de l’essence et la diminution de la consommation d’alcool sont toujours mentionnés comme facteurs contributifs possibles lorsqu’on étudie le taux de conduite avec facultés affaiblies, explique Kyla Marcoux, associée de recherche de la FRBR. Toutefois, l’augmentation de la disponibilité et de l’ampleur des programmes éducatifs et des campagnes de sensibilisation, ainsi que les changements apportés aux lois fédérales et autres sur la conduite avec facultés affaiblies ces dernières années pourraient constituer d’autres facteurs contributifs et il faudra poursuivre la surveillance pour en quantifier les effets. »
Malgré ces baisses, les chercheurs souhaitent préciser qu’il est encore possible d’apporter des améliorations. L’étude a révélé que la baisse observée du pourcentage des conducteurs qui admettent avoir conduit après avoir consommé de l’alcool en 2012 est encore bien supérieure au creux de 14,7 % déclaré en 2005. Cela pourrait porter à croire qu’un petit nombre de conducteurs continuent d’être inconscients des risques que représente même un faible taux d’alcool.
Madame Marcoux explique que même en petites quantités, l’alcool pourrait avoir un effet négatif sur la capacité de conduire. La fatigue, le manque de nourriture et la combinaison de médicaments d’ordonnance ou de drogues illicites avec l’alcool peuvent accroître l’ampleur des effets de l’alcool sur le système.
À l’approche des Fêtes, la FRBR, ainsi que les parrains du Sondage, l’Association des brasseurs du Canada, la Fondation Toyota Canada et Aviva Canada rappellent aux Canadiens de ne pas oublier de planifier le retour lorsqu’ils vont célébrer avec des amis, ou qu’ils restent à la maison avec leurs proches. Selon les résultats du Sondage, plus du tiers des répondants qui ont conduit alors qu’ils avaient dépassé la limite ont déclaré boire la plupart du temps à la maison d’un parent ou ami. Un autre tiers déclare avoir consommé de l’alcool dans un bar ou un restaurant.
« Les conducteurs aux facultés affaiblies continuent évidemment d’être un grand sujet de préoccupations pour les Canadiens, puisque 81 % des répondants ont noté la question comme étant un problème très grave ou extrêmement grave, précise Mme Marcoux. De plus, les Canadiens peuvent faire partie de la solution. Si vous tenez une réunion d’amis pendant les Fêtes, encouragez vos invités à avoir recours à des solutions comme les transports en commun, les taxis ou des programmes de conducteurs désignés, ou encore, offrez-leur de rester coucher chez vous. En en parlant, vous contribuez à renforcer l’idée selon laquelle l’alcool au volant n’est pas la norme sociale. »
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Sara Oglestone
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